|
Ville de Oaxaca
Mexique: Non au refus d'étudiants, Non au "Plan Juárez" à OaxacaRicardo Astudillo 30 Aug 2005 19:58 GMT (translated by Ricardo Astudillo)Je me trouve sur la petite carré del Carmen, et puis j'entends des sifflements, qui se font plus fort. -"...éducation d'abord pour le fils de l'ouvrier, éducation après pour le fils du bourgeois...". Je marche rapidement pour me rendre à la marche des étudiants de la UABJO (Université Autonome Benito Juárez de Oaxaca), jeunes pas plus vieux que 25 ans qui marchent en deux files, entre lesquelles marchents les gens avec des pancartes, qui accusent le recteur Neri d'utiliser le Plan Juárez pour diminuer la qualité de l'éducation, quelques unes des propositions de ce plan sont: privatiser l'éducation, augmentation des coût, coupure de matricules, elimination du droit des étudiants de choisir leur directeur, entre autres. Aujourd'hui le 19 août 2005 je suis à la Ville de Oaxaca, un des endroits les plus touristiques de mon pais, depuis hier soir les rues sont entourés par des policiers de toute sorte, avec uniforme, sans uniforme, militarizés, avec casques, matraques, gaz, de tout pour proteger les gouverneurs qui vont assister à un congrès. Je me trouve sur la petite carré del Carmen, et puis j'entends des sifflements, qui se font plus fort. -"...éducation d'abord pour le fils de l'ouvrier, éducation après pour le fils du bourgeois...". Je marche rapidement pour me rendre à la marche des étudiants de la UABJO (Université Autonome Benito Juárez de Oaxaca), jeunes pas plus vieux que 25 ans qui marchent en deux files, entre lesquelles marchents les gens avec des pancartes, qui accusent le recteur Neri d'utiliser le Plan Juárez pour diminuer la qualité de l'éducation, quelques unes des propositions de ce plan sont: privatiser l'éducation, augmentation des coût, coupure de matricules, elimination du droit des étudiants de choisir leur directeur, entre autres. Je marche avec eux (et elles) vers le Zocalo (carré principal) et nous nous arrêtons devant un ancient édifice, qui avait déjà servi comme refuge aux gouverneurs, depuis un des balcons, quelques personnes nous observent comme si nous faisions partie d'un cirque; Les jeunes crient avec tout leur courage, je commence à ressentir de la haine, je voudrais tuer ces gens qui ont toujours été au dessus de nous. Un camarade nous dit de continuer à marcher vers le Zocalo. Environ 20 policiers armés de matraques, gaz et chiens, nous empêchent d'entrer au carré principal, nous cherchons une autre entrée et nous sommes reçus de la même façon. Devant une multitude de regards de la nacion et de l'étranger les manifestants brulent un cercueuil qui dit "éducation" et deux ânes de carton avec les visages de Ulise Ruiz le gouverneur et celui de Neri le recteur, là on explique que le gouvernement de Oaxaca a gaspillé 700 millions de pesos (environ 70 millions de dollars) sur la "remodelation" du centre historique, pendant que pour l'éducation ils ont dépensé seulement 5 millions de pesos, de la le prétexte de refuser à plus d'étudiants. Cette année, le nombre de postulants fut de 11,000 et seulement 4,000 ont été accepté. Des jours avant, les manifestants ont occupé le bureau du recteur de l'université puisqu'il refusait d'entendre leurs demandes, il a accepté le dialogue mais il a essayé d'intimidé les élèves en envoyant sa force policière, chose qui n'a pas fait peur aux jeunes, et ils continuent la lutte, des jours après le recteur a offert que 300 élèves de plus pourraient entrer à l'université, mais qu'ils devraient faire un autre examen de selection. Une escroquerie de plus puisque pour avoir droit à réalizer l'éxamen, ils doivent payer 400 pesos à une entreprise nommée CENEVAL (Centre National d'Évaluation pour l'Éducation Supérieure A:C). À la fin du "meeting" les manifestant marchaient en ordre sans provoquer la police vers la Faculté de Droit, ou sont convoqués les camarades pour réfléchir sur la lutte et pour ne pas faire marche arrière. Des jours plus tard j'ai l'opportunité de parler avec un camarade qui m'explique, (et je suis d'accord avec lui) que tout est un plan du gouvernement pour ne pas permettre que les gens du peuple puisse accéder à l'éducation et continuer a avoir de la main d'oeuvre à moindre coût, les gens qui voudraient sortir du pais pour trouver de "meilleures conditions de vie" et que continue l'exploitation. |