Procès G8

Gênes n'appartient pas encore au passé

 
Le G8 de Gênes en juillet 2001 : une personne abattue, des centaines de personnes blessées, des centaines d’arrestations, une manifestation massive qui a été contenue avec violence. Tout est encore là. L’examen de ce qui s’est passé durant les journées du G8 en juillet 2001 est maintenant amené devant les tribunaux de la ville italienne. Le procès de 25 activistes accusés de saccage et de dévastation a commencé après les vacances d’été. D'autre part, les audiences préliminaires en ce qui concerne les 29 officiers de police accusé de faux et de calomnie lors du raid à l’école Diaz, où tous les occupants ont été gravement battus sans raisons, a commencé le 27 septembre. Et en janvier commencera le procès de l’affaire Bolzaneto, une caserne où de nombreux manifestants ont été détenus et sévèrement blessés.

Dans chaque affaire, les enquêtes se sont appuyées sur de nombreuses photos et vidéos en provenance de la police mais également des saisies d’ordinateurs d’activistes. Ces éléments ont été compilés de manière fort peu objective par les forces de l'ordre, ce qui reflète l’intention de faire porter la responsabilité de la violence des journées génoises sur les seuls manifestants. Dès lors, Indymedia Italie a mis sur pied un groupe de soutien aux legal team qui est chargé d’aider à l’analyse de toutes les vidéos, des photos, des documents et des communications radio utilisés par les accusés. Ce groupe est également chargé de construire une base de donnée compilant tous ces documents. Le travail se fait d’une part à Gênes même et d’autre part à partir d’autres villes d’où opèrent certains collaborateurs. Tout ce labeur a un but : essayer de rappeler que ce qui s’est déroulé au G8 de Gênes est totalement différent de la version que les officiers de la force publique veulent offrir aux grand public.

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where's the beef?

anonymous 11.Oct.2004 16:07

Free speech subverted by an alliance?