Brésil : répression d'Etat

La répression étatique plonge Goiania dans le deuil et les protestations

 
Après la violente expulsion de mercredi 16 février, beaucoup des familles du squat Sonho Real ont passé la nuit dans la Cathédrale de Goiania. D'autres ont dormi dans un gymnase, car aucun autre espace ne leur a été proposé après leur expulsion.

Des membres d'indymedia sont en train de recueillir un grand nombre de témoignages sur la violence policière et sur les abus d'autorité.

Même des voisin-e-s du squat ont raconté avoir subi des attaques de la police. Certain-e-s ont eu besoin d'une assistance médicale.

Le 17 février un rassemblement a eu lieu devant la cathédrale de Goiâna pour protester contre la violence et pour demander des sanctions contre ses responsables.

Les funérailles des 2 militant-e-s tués dans le raid de mercredi, Pedro Nascimento da Silva et Wagner da Silva Moreira, ont eu lieu pendant le rassemblement.

Durant la manifestation, des policiers en civil ont été identifiés par les squatteurs/euses alors qu'ils essayaient d'arrêter l'un des porte-paroles de l'occupation. Tout en essayant d'éviter les arrestations, les sans-abri ont encerclé les policiers, qui ont tiré plusieurs fois sur la foule.

Ceux-ci se sont enfuis jusqu'à une place près de la Police Militaire, qui a mis en place une ligne de protection policière pour eux.

On recense encore beaucoup de récits non confirmés de meurtres et d'actes extrêmes de violence policière, la liste des porté-e-s disparu-e-s s'allonge. Une récente contribution à indymedia parle de corps cachés dans des réservoirs ou brûlés par la police.

Pour le moment, plusieurs personnes arrêtées sont toujours en prison, et on estime les disparu-e-s à 50, selon différents témoignages visuels.

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